Dans la presse

La presse parle parfois de nous, en voici quelques extraits:


La Région du Nord vaudois

Choqué, mais vivant, le petit lynx orphelin a trouvé un refuge

Léa Perrin / 08.01.2021

Sa maman ayant probablement été écrasée sur la route, le félin de six mois se remet de ses émotions à Juraparc, avant d’être relâché dans la nature.

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24 heures

Opération sauvetage pour une buse blessée sur l’autoroute

Antoine Hürlimann / 02.01.2021

Jeudi, la gendarmerie et le centre Erminea se sont relayés pour venir en aide à un oiseau percuté sur l’A1, à la hauteur de Chavornay.

L’animal souffre d’une fracture du bassin mais «va bien», assure Erminea, le centre de soins pour la faune en Suisse romande.

2020 aura aussi eu son lot de belles histoires. Celle-ci s’est déroulée le dernier jour de l’an et mériterait à elle seule qu’une bonne bouteille de champagne soit débouchée. Dans l’après-midi, la gendarmerie est intervenue sur l’A1, près de Chavornay, pour sauver une buse percutée par un véhicule. L’oiseau a été placé dans un carton de transport distribué par Erminea, l’hôpital des animaux de la faune, avant d’être amené au refuge situé à quelques encablures. La gendarmerie a récupéré la buse avec un carton de transport distribué par le centre de soins.

«Pour l’instant, la buse va bien, explique au téléphone Laélia Maumary, fondatrice et présidente du centre. Elle a une fracture au bassin, il va falloir un peu de temps pour consolider tout ça.» Si tout se passe bien, l’animal blessé fera partie de la petite majorité des bêtes – environ 60% – qui survivent grâce aux soins de la structure et qui peut donc être relâchée dans la nature. La mission des anges gardiens de la faune est difficile et le succès de l’hôpital est… exponentiel. En 2019, 1200 animaux étaient accueillis à Chavornay. Erminea en a compté plus de 2400 en 2020.

La gendarmerie a récupéré la buse avec un carton de transport distribué par le centre de soins. Photo PATRICK MARTIN

«Les oiseaux trouvent plus difficilement leur nourriture alors ils descendent en plaine et se mettent à la recherche d’endroits dégagés.»
Laélia Maumary, présidente et fondatrice d’Erminea

«Dès qu’il y a de la neige, on sait qu’on aura du travail, reprend Laélia Maumary. Les oiseaux trouvent plus difficilement leur nourriture alors ils descendent en plaine et se mettent à la recherche d’endroits dégagés. On voit d’ailleurs beaucoup de rapaces perchés au bord de l’autoroute, ce qui explique pourquoi ce genre d’accidents n’est malheureusement pas rare.» Le centre s’attend donc à observer un pic d’oiseaux blessés dans

les prochains jours. «On tient à remercier la gendarmerie pour son travail, reprend la fondatrice d’Erminea. On peut toujours compter sur elle pour mener à bien ce type d’interventions.» En effet, la scène à laquelle des automobilistes ont assisté n’est pas une première. À Yverdon, ce printemps, les partenaires avaient bloqué la circulation un court instant sur le viaduc autoroutier pour venir en aide à une fouine. «D’autres opérations similaires ont déjà eu lieu dans la région et cela se passe toujours bien», se réjouit Laélia Maumary.


24 heures

L’hôpital de la faune devrait accueillir deux fois plus d’animaux en 2020

Antoine Hürlimann /04.08.2020

Le centre Erminea a déjà soigné 1600 bêtes depuis le début de l’année. Il lance un appel aux dons pour tenir le rythme.

Opération de la dernière chance pour un petit hérisson, mardi matin, qui a dû se faire amputer d’une patte. Photo PATRICK MARTIN

Depuis son ouverture, début 2018, le succès du centre Erminea est exponentiel. Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle? Durant sa première année d’activité, le refuge sis à Chavornay a recueilli environ 600 animaux sauvages blessés. En 2019, l’association en comptabilisait deux fois plus. L’année 2020 devrait être encore plus chargée, avec approximativement 1600 animaux soignés depuis janvier. «On a subi un pic à la fin du semi-confinement, explique Laélia Maumary, fondatrice et présidente d’Erminea. Dès que les gens ont repris la route, les animaux blessés ont commencé à affluer à un rythme effréné.» Au point que la structure, déjà à flux tendu en temps normal, peine à répondre aux besoins de ses pensionnaires. Reportage.

Mardi matin, un petit hérisson vit l’opération de la dernière chance dans le sous-sol du centre. Le mammifère souffre d’une vilaine fracture à la patte arrière gauche. Des vers s’y sont installés et rongent sa chair. Une vétérinaire l’endort et s’apprête à l’amputer dans un silence quasi religieux. Si l’animal se remet normalement dans les prochains jours, il aura évité l’euthanasie. «Il n’y a rien d’autre à faire», souffle une bénévole. Trois hiboux moyens ducs sont actuellement soignés par le refuge.

Trois hiboux moyens ducs sont actuellement soignés par le refuge. Photo PATRICK MARTIN

Dans les salles situées aux étages supérieures et dans les volières alentour, une centaine de bêtes sont actuellement soignées et chouchoutées par l’association: près de 50 hérissons, quatorze renards, trois hiboux moyens ducs, trois jeunes chouettes hulottes, une buse, un goéland, un faucon crécerelle, un écureuil ou encore une chauve-souris. Tous doivent leur survie, pour l’instant, aux deux employés, à l’apprenti et à la vingtaine de bénévoles qui s’activent au sein d’Erminea. «Sur la totalité des animaux que nous accueillons, 60% survivent et sont relâchés dans la nature, poursuit Laélia Maumary. Pour les 40% restants, nous ne pouvons souvent rien faire…» Cette chauve-souris est en convalescence à Chavornay. Ses jours ne sont plus en danger.

Cette chauve-souris est en convalescence à Chavornay. Ses jours ne sont plus en danger. Photo PATRICK MARTIN

Depuis quelques semaines, cependant, une angoisse étreint tout particulièrement la présidente et son équipe: alors qu’ils enchaînent les heures comme des forçats, ils craignent d’arriver au stade où ils ne réussiraient pas à sauver certaines des bêtes qui leur sont amenées, faute de moyens. «Nous avons 100’000 francs pour cette année, alors que nous aurons besoin du double pour répondre à tous les besoins», confie-t-elle. Car les frais de la structure nord-vaudoise ont explosé: soins vétérinaires, nourriture, médicaments, matériel en tout genre… «Tout cela coûte extrêmement cher, reprend-elle. Sans compter le fait qu’il nous faudrait plus de personnes formées. Le bénévolat ne suffit pas.» Quatorze renards seront bientôt relâchés dans la nature par l’équipe d’Erminea.

Quatorze renards seront bientôt relâchés dans la nature par l’équipe d’Erminea. Photo PATRICK MARTIN

Celle qui est titulaire d’un CFC de gardienne d’animaux sait de quoi elle parle. Plusieurs pensionnaires ont besoin d’attention nuit et jour, et il est parfois difficile de trouver de bonnes âmes qui acceptent de passer leur nuit à Erminea, même si biberonner des renardeaux orphelins attendrit même les cœurs les plus durs. «On est de plus en plus connus, donc de plus en plus de personnes savent où déposer une bête blessée, analyse Laélia Maumary. C’est fondamentalement une bonne chose, mais cela explique aussi en partie notre surcharge de travail et notre manque de liquidités.»

«Se développer serait nécessaire, mais nous devons d’abord stabiliser notre situation et discuter avec les autorités» Laélia Maumary, présidente et fondatrice d’Erminea

Le compte bancaire de l’association se vidant à la vitesse grand V depuis quelques mois, l’hôpital des animaux sauvages met pour l’instant de côté son projet d’agrandissement et ne cache pas son inquiétude. «Se développer serait nécessaire, mais nous devons d’abord stabiliser notre situation et discuter avec les autorités, argumente la présidente. Nous lançons publiquement un appel à l’aide: entreprises, particuliers, mécènes… Nous avons besoin de vous!»


24 heures

Des donateurs offrent un sursis à l’hôpital des animaux sauvages

Antoine Hürlimann / 25.08.2019

Le refuge Erminea avait besoin de près de 60'000 francs. Grâce à bon nombre d’internautes, il pourra notamment former un apprenti.

«On est soulagés et très reconnaissants, souffle Laélia Maumary, fondatrice et présidente du centre de soins à la faune Erminea, à Chavornay. La situation était difficilement tenable. Ces 54'000 francs viennent nous donner une bouffée d’oxygène.» Jeudi, la dizaine de bénévoles, qui tentent au quotidien de sauver des animaux sauvages blessés (voir la vidéo ci-dessous) avant de les relâcher en pleine nature, respire de nouveau. Sur le papier, elle n’a cependant obtenu qu’un sursis. Grâce à son financement participatif lancé sur la Toile en juin, «sans vraiment y croire», l’association a tout juste récolté de quoi tourner une année supplémentaire. Suffisamment, toutefois, pour nourrir ses espoirs.

«On accueille toujours plus de petits pensionnaires, confie Laélia Maumary. Depuis plusieurs mois déjà, notre structure fonctionne à flux tendu. À titre de comparaison, nous avons recueilli 546 animaux en 2018 et 286 avaient pu être relâchés. Cette année, l’été n’est pas encore terminé et nous approchons déjà des 900 animaux.» Et qui dit plus de bêtes, dit plus de soins vétérinaires, plus de nourriture et plus de travail. «Et surtout plus de frais en tout genre! insiste la présidente d’Erminea. Nous hébergeons actuellement une cinquantaine de bêtes, majoritairement des hérissons (voir la vidéo ci-dessous) et des oiseaux. On doit nourrir ces derniers toutes les heures: vous imaginez la charge que cela représente.»

Durant la saison estivale, le centre aurait besoin de trois bénévoles le matin, trois l’après-midi et trois la nuit pour fonctionner convenablement. «Nous sommes loin de ces effectifs, mais nous arrivons à garder la tête hors de l’eau grâce à l’engagement d’un petit noyau dur de passionnés, poursuit Laélia Maumary. Et deux personnes nous rejoindront tout prochainement. C’est ça, la vraie bonne nouvelle!» «On doit impérativement trouver des moyens pour pérenniser notre action»

L’association Erminea, qui était jusque-là uniquement composée de bénévoles, a pu engager deux personnes. «Une travaillera à 60% et l’autre commencera un apprentissage de gardien d’animaux, se réjouit la présidente du refuge. Les démarches pour pouvoir former un jeune n’ont pas été évidentes à entreprendre, mais nous y sommes parvenus. Nous avons le financement pour ses trois années de CFC.» La centaine de dons reçus en ligne par l’hôpital de la faune lui permet d’envisager l’avenir un peu plus sereinement. «Mais on doit impérativement trouver des moyens pour pérenniser notre action», martèle Laélia Maumary, qui s’apprête à vivre des mois mouvementés. «Les particuliers peuvent nous faire des dons quand ils veulent et rejoindre notre association. C’est bien, mais cela ne suffit pas.»

La présidente d’Erminea compte donc aller frapper à la porte de plusieurs fondations. «C’est loin d’être gagné, reconnaît-elle. Il est plus facile de trouver de l’argent pour un projet spécifique que pour compléter un budget de fonctionnement.» Une chose est sûre, Laélia Maumary n’a pas dit son dernier mot. Elle s’autorise même à rêver d’un mécène qui stabiliserait le centre. «Ça serait parfait, rigole-t-elle. Mais bon, depuis le temps qu’on espère…»


24 heures

Un sanctuaire pour dorloter les animaux sauvages blessés

Antoine Hürlimann / 25.10.2018

Depuis son ouverture en mars, le refuge Erminea a recueilli 445 animaux dans un sale état. La moitié a pu être sauvée.

À Chavornay, Erminea – anciennement nommée Association des furets de Suisse et sise à Penthalaz – a ouvert son refuge pour animaux sauvages au mois de mars de cette année, juste à côté du centre Protection et récupération des tortues porté avec conviction par Jean-Marc Ducotterd.

De l’extérieur, le bâtiment aux allures industrielles ne paie pas de mine. Seule une grande sculpture en bois de furet posée devant la porte d’entrée permet aux visiteurs de se repérer. Cependant, une fois dans les couloirs du sanctuaire animalier, le lieu prend une autre dimension. Des dizaines et des dizaines de bocaux contenant des aliments pour les bêtes reposent sur les étagères appuyées contre les murs de la bâtisse. De la bouillie pour les pigeonneaux, des graines pour les canaris, des croquettes pour chats et des éperlans pour les… corneilles.

«Ce centre est mon rêve d’enfance, confie Laélia Maumary, fondatrice et présidente d’Erminea. Je suis attachée aux animaux depuis que je suis toute petite. Ma mère prenait soin des oiseaux qu’elle croisait sur sa route et mon frère est ornithologue.» Titulaire d’un CFC de gardienne d’animaux, la jeune femme ne ménage ni ses efforts ni son temps pour soigner les animaux sauvages qu’on lui apporte. «Actuellement, nous hébergeons quelques chats errants, une corneille, un écureuil, des furets (un des rares animaux domestiques acceptés dans le refuge) et neuf hérissons. Pour ces derniers, c’est la saison où nous en avons le plus.»

En effet, à l’approche de l’hiver, les petits mammifères aux poils piquants doivent s’engraisser pour se préparer à hiberner. Malheureusement, pas tous n’y parviennent. «Les attaques de chiens, tout comme les parasites, font des dégâts, poursuit Laélia Maumary. Mais nous essayons de faire notre possible pour les remettre sur pied quand ils sont amochés.»

Aux petits soins Sur place, mercredi après-midi, Nadia Rapisardi, une des dix bénévoles qui s’activent pour faire tourner le sanctuaire, ausculte la patte droite de la corneille arrivée à Erminea le 6 octobre dernier. «Elle ne pouvait plus du tout marcher, explique l’assistante en pharmacie de profession. Alors je lui ai confectionné une attelle à l’aide d’un Q-tips, de bandes de gaze et d’un sparadrap pour coller le tout.»

Après avoir posé l’animal sur le dos – ce qui le rend immobile –, la bénévole découpe à l’aide d’un minuscule ciseau son ingénieux bricolage. Et là, comme par magie, l’oiseau peut à nouveau se tenir droit sur ses pattes. «Il lui faudra encore quelques jours de repos, poursuit Nadia Rapisardi. Après, nous le mettrons dans une volière et nous regarderons comment il se comporte et s’il peut être relâché dans la nature.»

Relâchés au plus vite Car Erminea ne s’occupe pas seulement de la santé de ses petits pensionnaires. L’association vise aussi à leur rendre leur liberté. «Pour nous, c’est fondamental que les animaux restent sauvages, martèle Laélia Maumary. Ils doivent retourner dans leur habitat au plus vite.»

Si 445 blessés ont été recueillis à Chavornay depuis le mois de mars, seule la moitié a survécu. «Les animaux restent ici entre un et deux mois, relève la présidente. Nous ne faisons rien payer aux gens qui nous les amènent mais nous espérons toujours des dons. Nous en avons besoin pour continuer notre activité.»

Nous remercions nos principaux donateurs: